Lu : Blue Cerise, saison 4

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  • Lune Bleue, Milan, « Macadam », 2011

Les Editions MilanLe blog de la collection

J’ai dévoré la saison 1 (ici), trépigné puis gobé les saisons 2 et 3 () et enfin, j’ai eu la saison 4.

Pour cette saison, je n’ai pas eu le choix : il a fallu que je sacrifie au tome unique dans lequel on retrouve les textes de Maryvonne Rippert, Sigrid Baffert, Jean-Michel Payet et Cécile Roumiguière. Pas de publication en 4 volumes séparées pour cette saison. C’est dommage. C’est dommage aussi qu’on ne n’ait pas le choix de l’ordre de lecture, même au sein d’un tome unique pour ne pas casser le suspense. Je trouve qu’on perd quelque chose de l’esprit de la série. C’est dommage enfin que les histoires se croisent moins que dans la saison 2 et surtout la 3.

Mais c’est toujours aussi bon à lire. Zik, Amos, Satya et Violette sont toujours aussi… surprenants, adorables, étonnants, amoureux, ballotés par la vie. C’est toujours bien écrit. C’est toujours bien mené. Ce sont toujours les Blue Cerises.

Je regrette de l’avoir lu si vite, pressée que j’étais de connaître la vérité sur ce fameux été. Parce que maintenant que c’est fini, et bien ça laisse un grand vide. Parce qu’il y aurait encore tant à faire vivre à ces personnages ! Et qu’ils auraient tant à nous faire vivre avec eux… Je veux encore des colères et des danses de Zik, des troubles et des humeurs d’Amos, des conquêtes et des tristesses de Satya et des amours et des sourires de Violette. Je veux encore des rendez-vous devant la cinémathèque, des fraises tagada plein les poches.

Malgré les « dommage », je continue de le conseiller des deux mains et plutôt deux fois qu’une !

Note de bas de page :

– La prof doc continue de dire qu’il faut le lire, hein. D’autant que les nouveaux formats devraient les rendre plus facile à « vendre » auprès des élèves. 

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A quelques fil(le)s

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Des fois, les choses sont simples comme…

… le début des vacances,

… des maux de gorge qui se laissent oublier,

… un ou deux bouquins qui sortent du lot,

… et de deux phrases prononcées et soutenues par une poignée de collègues que tu vois presque jamais.

Notes de bas de page :

– « De toutes façons, dans 10 ans, le métier, il est mort alors en attendant, préoccupe-toi de prendre ton pied à l’exercer » ; « Il y aura toujours d’autres profs-docs pour te dire « fais pas ci, fais pas ça » mais la vérité c’est que dans notre génération, on savait quel CAPES on passait et qu’à un moment donné, les principes doivent laisser la place à la réalité. »

– Bonus : « On le savait qu’on aurait un statut de merde et systématiquement le cul entre deux chaises parfois plus. On a quand même signé. Et si c’était à refaire, on le referait, non ? » Ben si.

Arroseuse arrosée

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Une Impatience m’a taguée ! Comme j’ai déjà fais une partie du boulot ici, je réponds seulement à ses questions.

1. Comment as-tu choisi ton pseudo? Qu’est-ce qu’il raconte ?

Ah la la, mon pseudo… J’avais un pseudo qui était devenue mon nom, qui était devenu moi. Et puis je l’ai abandonné, je me suis abandonnée, pour rétablir les barrières entre ma réalité de vie et mon existence 2.0, pour retrouver ma liberté. Mais aujourd’hui encore, je suis hantée par cette ancienne existence.

J’ai pris un pseudo qui faisait référence à une oeuvre de Miss.Tic parce que j’aimais ses mots. Elle s’en est offusquée, m’a accusée de vol et m’a sommée d’occulter toutes références à son art. M’a copieusement insultée au passage. Tant pis.

J’ai alors cherché un pseudo qui ne faisait référence à personne si ce n’est à moi-même. Alizarine est une teinte de rouge, couleur que j’affiche, qui me colle à la tignasse autant qu’aux idées. Pour Twitter, il était déjà pris alors j’ai adopté LaZinzoline, autre teinte rouge. Dans les 2 cas, les sonorités m’ont séduite. La Zinzoline me fait penser au « zon zon » redondant, comme un bourdonnement d’abeilles qui va bien aux « cui cui » de Twitter je trouve.

Mais ça reste du bidouillage à côté de mon ancien nom.

2. Aimes-tu la musique ? je veux dire aimes-tu vraiment la musique ? Si oui, comment tu l’aimes ?

J’ai envie de répondre oui mais en même temps, ce serait faux vis à vis des gens qui aime vraiment la musique. Disons plutôt que j’aime entendre de la musique mais je ne sais pas vraiment l’écouter. Elle me le rend bien, me laissant me défouler en chantant sur elle mais se refusant à mes doigts.

3. Thé ou café ?

Thé ! Définitivement thé. Je ne digère plus le café, il me donne des maux de ventre terribles. Enfin, je dis ça… J’ai arrêté d’en boire il y a un bon bout de temps à cause des maux de ventre, peut-être qu’il ne m’en donnerait plus maintenant. Mais ça ne me manque pas. En fait, je n’ai jamais vraiment apprécié le goût du café, bien que j’aime son odeur. Par contre, le thé, c’est un régal ! Et puis, rien ne vaut quelques devinettes autour d’un thé chez les fous, n’est-ce pas ?

4. Quel est ton plat préféré ? Tu donnes la recette ?

Aïe ! C’est vachement dur comme question ! Je pourrais donner une réponse différente à chaque fois qu’on me la poserait… Là, comme ça, j’ai envie de dire les pâtes aux boulettes de ma grand-mère. La recette ? Ben tu prends des spaghettis, tu prends des boulettes, tu prends de la sauce tomate, tu prends des épices (du cumin, surtout), et tu en fais ce que tu en veux parce que même avec les proportions précises et une recette détaillée, ces pâtes-là n’auront jamais le même goût que celles de ma grand-mère. C’est une loi culinaire qui fonctionne également avec les farcis de ma grand-mère, le couscous de ma grand-mère et trida par ma grand-mère.

5. Ton meilleur moment dans une journée ordinaire ?

Le baiser de l’Homme au retour du boulot.

6. Aimer ça veux dire quoi ?

Autant de choses qu’il y a de personnes pour aimer et de combinaisons possibles entres ces personnes. Oui, ça fait beaucoup.

7. Le plus beau cadeau que tu ais reçu ?

Un seul ? Je vais tricher un peu mais toutes les fois où quelqu’un m’a tendu la main sans avoir rien à y gagner.

8. Tu es plutôt du soir ou du matin ?

J’étais du soir. J’étais même de la nuit. Depuis que je suis épileptique, je ne peux plus vraiment dire ça parce que je suis beaucoup plus fatiguée qu’avant. Mais le matin reste pire alors je pense que je continue d’être plutôt du soir.

9. Qu’est-ce qui peux te faire sortir de tes gonds ?

Ma mère. L’insolence d’un élève. Le mépris. L’injustice flagrante. Ma mère. Qu’on fasse souffrir les gens que j’aime. Surtout quand c’est en les méprisants. Ma mère (oui, elle est très forte à ce jeu-là). Les gens (en particulier mes collègues de travail) qui tire la couverture à eux pour faire valoir leur petit confort personnel au détriment de ce qui est réellement important. La mauvaise fois. Les reproches indirectes ou formulés à demi-mots. Les conneries qui se disent à la télévision. Quand on juge sans avoir réfléchi quelques minutes. Les militants d’extrême droite. Qu’il y ait des gens pour militer pour l’extrême droite. Les militants pro Sarkozy. Qu’il y ait des gens pour militer pour Sarkozy. Sarkozy. Les garagistes qui me prennent pour une handicapée mentale parce que je suis une femme. S’étend aux concessionnaires, vendeurs de meubles, démarcheur téléphonique pour les offres Internet.

Liste non exhaustive.

10. Pour te tremper dans l’eau : la mer ? un torrent de montagne ?  un lac ? une large rivière ? la baignoire ? la piscine municipale ?

Ma baignoire, régulièrement. Tout le reste quand l’occasion se présente. Je suis pas chichiteuse : j’adore être dans l’eau alors toutes les occasions sont bonnes. Par contre, je suis chichiteuse pour y entrer quand elle est froide.

11. C’est pas bientôt fini ces conneries ?

Il faut croire que ça ne s’arrêtera jamais ^^

Note de bas de page :

– Je ne tague personne mais si vous voulez vous coller aux questions d’Une Impatience et bien, lancez-vous sur vos blogs ou dans les commentaires de ce post.

Mercredi

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Une bibliothèque.

Dans une petite ville. A peine. Un gros village. Dans une maison qui n’est pas prévue pour ça à la base, qui aurait été aménagée un peu mais pas trop.

Avec des livres, des piles de livres, des pluies de livres. Des journaux, des magasines, des revues. Mais surtout des livres, oui, des pages et des pages de livres.

Avec des poufs, des canapés, des tapis de sol, des polochons, des fauteuils, des chaises, tables hautes et des tables basses, des cabanes en contreplaqué avec des veilleuses à LED, des recoins confortables, des coussins, des oreillers, des hamacs, des balancelles et même des plaids et des couvertures, tiens. Puis de la pelouse au sol dans un patio aussi. Pour y lire pieds nus.

Avec un unique ordinateur, pour la gestion, les prêts, ces trucs-là qu’il faut bien faire, mais alors un peu caché.

Avec des cercles de lecture, des ateliers d’écriture, des goûters littéraires, des lectures publiques, des heures de tous petits, des petits déjeuners lecteurs, des projets avec des auteurs, des illustrateurs, des acteurs, tous ensembles ou bien les uns après les autres.

Avec un immense mur d’expression libre qu’on repeindrait une fois pas an lors d’une fête de la page blanche.

Avec une salle d’exposition qui serait ouverte à toutes les bonnes volontés, les idées sincères, des projets fous.

Avec tout ce que j’aurais envie d’y mettre et des comptes à rendre à moi-même seulement.

Note de bas de page :

– Je ne vois pas ce qui pourrait vous faire penser que j’ai VRAIMENT besoin de vacances. Ou de changer de vie. Mais ça ne va pas durer.

Le plus beau métier gna gna gna

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Je suis prof-doc.

Si vous lisez ce blog régulièrement, ça n’a pas pu vous échapper.

Aujourd’hui, j’étais en réunion de profs-docs. Rien qu’entre nous. Avec toute une journée pour dégueuler nos coups de gueule habituels et échanger des infos.

Ces journées de réunion-de-nous sont une des très rares occasions qui se présentent de parler de problèmes de profs-docs à des gens à qui on n’est pas obligé de mettre des sous-titres, qui savent ce que c’est qu’être coincée une demi-journée entière avec trente élèves par heure dans les pattes et la vessie pleine, pourquoi « chercher [nom] sur wikipédia et recopier les 5 premières lignes » ce n’est pas une recherche documentaire et comment un Intendant peut provoquer des envies de meurtres chez les êtres les plus pacifistes.

En général, j’en ressors avec une impression d’avoir été bercée quelques heures dans joyeux brouillon rageur et je digère tranquillement.

Aujourd’hui encore, l’impression de brouillon est bien présente mais je n’ai pas adhéré à l’ironie coutumière dans le desabus, à l’auto-dérision qui fait rire jaune. En tout cas, pas toute la journée.

Et ça n’a rien à voir avec mes syndrômes de grippes naissante. Non, aujourd’hui, je réfléchis. Je réfléchis parce que des personnes que j’estime, des collègues qui exercent depuis longtemps, qui défendent notre métier depuis une époque à laquelle je ne savais pas ce que signifiait les lettres « CDI », ces collègues ont émis le jugement que c’était des gens comme moi qui tuait notre fonction.

Pas comme ça, avec des mots durs et fermés, pas de manière violente ou agressive. Non. Par des constats, des principes, avec respect pour moi.

L’objet du jugement : les « heures CDI » en 6e. Des heures inscrites à l’emploi du temps, que j’assure sans partenariat avec des collègues de disciplines, sur la base d’une progression annuelle qui ne répond à aucun programme. Des heures obligatoires pour les élèves pour lesquelles je prépare des exercices, donne des devoirs, corrige des copies, remplis des bulletins de notes, le cahier de texte de la classe, assiste à des conseils de classe. Des heures pour lesquels j’exerce un boulot qui ressemble beaucoup à celui de mes collègues de discipline.

Sauf qu’eux sont indemnisés pour assister aux conseils de classe, pas moi.

Sauf qu’eux assurent 18 heures de présence par semaine, pas 30.

Sauf qu’eux ne gèrent pas un CDI à côté.

Tous les arguments qu’on m’a opposé, je les connaissais. Mais quelque part, je me disais que ça me regardait. Assister gratuitement à un conseil de classe, ça me regarde. Bosser d’avantage chez moi, préparer des contrôles, ça me regarde. Remplir des lignes de bulletins, mettre des punitions pour travail non fait, galérer à les récupérer, ça me regarde.

Mais en fait, non.

Non, ça ne regarde pas que moi. Parce que si j’accepte de le faire, si on est plusieurs à accepter de le faire, alors que ça ne fait pas partie de nos fonctions, pas sous cette forme là, parce que si on est quelques uns à le faire en pensant que ça nous regarde, et bien on crée des précédents. Et ensuite, c’est facile de demander aux autres de faire pareil. Parce que la personne qui prendra mon poste après moi héritera d’une situation qui ne correspondra peut-être pas à sa façon de faire et sur laquelle il sera bien plus difficile de revenir que si je ne l’avais pas cautionnée. Parce que ce que chacun de nous fait a de l’impact sur ce qui se passe pour les autres.

Alors je ne sais plus.

Je ne sais plus parce que me dire « je suis solidaire, j’arrête », ça ne me suffit pas. Parce que si j’en suis arrivée à cette situation, ce n’est pas sur un coup de tête. Et parce qu’après deux trimestres, si je me place du point des élèves, le bilan est positif. Ils sont plus autonomes, ils me reconnaissent en tant qu’enseignante, ils ont l’habitude de venir au CDI et s’y sentent à leur place, même ceux qui ne lisent pas beaucoup.

Et que pendant ma réunion, personne n’a su me dire comment former efficacement mes 6e quand on ne travaille pas au collège des bisounours avec des profs de disciplines qui acceptent qu’on mette 3 heures à faire une recherche toute simple parce qu’on en profite pour apprendre à utiliser différents dictionnaires.

Alors je fais quoi, moi, maintenant ?

Note de bas de page :

– Nan, je passerai pas le CAPES de Lettres !

En attendant les vacances

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pix by Arte & Fotografia

Si tu skies, tu sais ce que c’est.

Si tu ne skies pas, il faut t’y mettre.

Pas pour la vitesse, pour la nature, le grand air, le froid, la neige, l’envol, atterrissage parfois douloureux, le bronzage intégral de l’arrête du nez, ou tout ce qu’on a l’habitude d’entendre.

Nan, pour rien de tout ça.

Mais pour connaître l’extase, l’ivresse, la béatitude, l’euphorie de l’instant où tu enfiles une vieille paire de baskets après avoir eu les pieds enfermés pendant plusieurs heures consécutives dans des chaussures de skis.

Note de bas de page :

– J’ai découvert que chanter « Hoist the color » m’aide à enchainer les virages. Comme quoi, les pirates ont même leur place sur les pistes. 

A « mes » mères

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Aujourd’hui, ma collègue enceinte (plus chut ! c’est un secret qu’elle aurait bien du mal à cacher dorénavant) a discuté avec moi de ses sentiments vis à vis de cette seconde grossesse, de ses inquiétudes sur la place qu’elle n’arrive pas à faire à cette petite fille qui va débarquer d’ici trois mois (si elle est sage), d’une certaine frustration de ne pas assez avoir de concret à préparer puisque la chambre, les vêtements, le matériel, tout est déjà prêt, de la presque indifférence du corps médical qui la laisse désarmée comme si l’expérience d’une grossesse l’avait faite experte et se contente de vérifier que tout va bien d’un point de vu physique.

Je l’ai écouté. Je l’ai entendue. Je lui ai répondue.

Je lui ai confié mon sentiment qui vaut ce qu’il vaut mais qui, alors que je n’ai pas d’enfant, tient la route.

Et j’ai pensais à vous toutes, les mamans en devenir ou devenue qui peuplent de plus en plus ma blogosphère, celles qui parlent de maternité, de grossesse, de parentalité. Je me suis rendue compte combien vos réflexions construisent la mienne à mon corps défendant. Et je vous ai aimées encore un peu plus.

J’aimerais tant que vous la connaissiez. Et tant qu’elle vous connaisse.

Note de bas de page :

– Et pendant ce temps, Celuiquim’accompagne boit un verre de rouge en regardant des clips des Guns ‘n roses. Et ce sera le meilleur des pères. Même si ce n’est pas pour tout de suite.

Dites 33

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Sacrip’Anne ne m’a pas taguée mais rien que pour contrarier Dotclear qui a tenté de m’empêcher de lire son post, j’ai décidé de me porter volontaire.

Première étape, énoncer les règles du tag :

  1. Poster les règles sur votre blogue. (On est en plein dedans) (J’aime pas écrire « blog » avec « -ue », c’est vraiment pour respecter le copier/coller)
  2. Révéler 11 choses à propos de vous-même.
  3. Répondre aux 11 questions posées par la personne qui vous a tagué.
  4. Créer 11 nouvelles questions pour les personnes que vous taguerez.
  5. Taguer 11 blogueurs et mettre le lien de leur blogue sur votre post. 
  6. Prévenir les personnes taguées. Ne faire aucun tag sans les prévenir !

Ne vous jetez pas à la fin du post ou sur vos boites mails, je ne tague personne, je laisse les volontaires attraper le questionnaire au vol. Ouais, je suis une rebelle, j’énonce les règles pour annoncer tout de suite que je vais pas les suivre. Ouais, ça m’arrange bien aussi, je ne suis pas certaine d’avoir 11 lecteurs à taguer. Hum.

On en était où ? Ah oui, onze choses à révéler à propos de moi :

1 – J’ai lu et me suis acheté sur mon (pourtant maigre) argent de poche l’intégralité de la série L’Etalon Noir quand j’avais entre 9 et 10 ans. Et j’étais folle amoureuse d’Alec Ramsay. D’ailleurs, je voulais un pur-sang noir pour l’appeler Black même si je trouvais que c’était pas vraiment original comme nom et que j’aimais pas vraiment les purs-sangs. Mais j’étais prête à tous les sacrifices pour marcher dans les pas d’Alec. Je suppose que mon âge constitue une circonstance atténuante… Par contre, je n’ai pas d’excuse pour me rappeler du nom du personnage principal plus de 15 ans plus tard.

2 – Quand je prête un livre de Pauline Alphen a un élève, je lui envoie un mail. A Pauline Alphen, pas à l’élève.

3 – Je suis de bonne composition dans mes relations. Il m’en faut donc beaucoup pour haïr quelqu’un. Par contre, quand je hais, c’est sans demi-mesure et je ne peux pas revenir sur ce sentiment.

4 – J’ai lu Twilight et j’ai aimé. C’était avant la sortie du film donc avant l’engouement général et quand ça s’appelait encore « La Saga Fascination ». Par contre, je n’ai pas la circonstance atténuante de l’âge…

5 – Il m’est arrivé de donner un coup de BD ou de roman de poche sur les têtes d’élèves. Quelques fois. Pas trop fort. Après, j’ai culpabilisé. Mais ça défoule mille fois plus que tout ce que j’ai le droit de faire. Et même que hurler des grossièretés. Euh, oui, pour le coup, ça m’est également arrivé de hurler des grossièretés. Mais aucun mot qu’ils ne connaissaient pas encore.

6 – J’ai séché ma reprise d’équitation avec un prétexte foireux hier. Je n’ai même pas assumé mon mensonge au point de téléphoner, j’ai envoyé un texto. Je commence à me demander où me mène tous ces tours de carrières, ce cheval auquel je ne me donne pas le droit de m’attacher car il disparaitra de ma vie sans qu’on me demande mon avis et peut-être même sans que je sois prévenue. J’avais besoin de retrouver les chevaux. Maintenant qu’ils sont là, j’ai besoin de retrouver l’espace.

7 – Il faut vraiment que je sois clouée au lit pour ne pas aller relever mon courrier. Et si je passe plusieurs fois devant dans la journée, je vérifie plusieurs fois ma boite aux lettres. Je vous laisse imaginer ce que la réception des mails sur mon portable a changé dans ma vie !

8 – Je suis une excellente menteuse. Je ne m’en sers pas (plus… hum) avec les gens auxquels je tiens. Par contre, j’utilise cette disposition assez souvent au quotidien. Au boulot, je n’en parle même pas. Ce qui m’amenait à m’interroger régulièrement sur la frontière entre mensonge et hypocrisie jusqu’à ce que j’admette que le mensonge est tout simplement au service de l’hypocrisie. Je suppose donc avoir un certain talent pour l’hypocrisie. J’assume totalement car je pense que sans hypocrisie je ne pourrais pas survivre dans mon travail.

9 – Je ne lis pas les blogs de tous les membres de ma TL. #jeudicongession

10 – Je suis bon public. En lecture, je termine presque toujours un livre, même si après, je me dis que c’était pas bon. Au cinéma, je pleure, sursaute, ris, exactement là où on est censé le faire. Et surtout, je suis capable de m’intéresser à des tas de trucs à partir du moment où la personne qui m’en parle y met de la conviction. Dans la même veine, je suis une grande curieuse. Parfois un peu trop. De la curiosité à l’indiscrétion, il n’y a qu’un pas que je fais par maladresse.

11 – Quand je joue au loto (ou à euromillions), je n’espère jamais gagner la totalité de la cagnotte. Ce sont des sommes trop astronomiques qui ne permettraient pour autant pas de sauver le monde. J’ai l’impression que ça sèmerait le chaos dans ma vie et ne suis pas du tout sûre que ça l’améliorerait. Sans compter l’impact que ça aurait sur les personnes qui m’entoure. Du coup, je croise les doigts pour ne pas avoir tous les bons numéros. Jusqu’ici, ça a plutôt bien marché, on remarquera.

Les questions de Sacrip’Anne :

1 – « Pour qui sonne le glas » ?

En ce moment, pour mon investissement dans la vie de mon établissement parce que donner beaucoup de soi pour recevoir davantage d’attentes et trois fois rien de reconnaissance, ça va un moment mais faut pas pousser quand même.

2 – « Aimez-vous Brahms ? »

Avec un bon thé, surtout. Mais je confesse préférer Chopin en général.

3 – « With or without you » ?

Je n’aime pas qu’on me tienne à l’écart et j’ai tendance à m’imposer par maladresse alors avec moi. Mais bon, après, si on me le demande, je sais m’effacer. Faut juste être clair.

4 – « Qui a le droit » ?

Le lecteur. Le lecteur a tous les droits, non ?

5 – « Do You Want to Know a Secret » ?

Oui ! Euh, en fait, non ! Parce que je sais pas garder les secrets. Enfin, si, j’ai appris. Mais ça marche pas à tous les coups.

6 – « Pourquoi pas nous ? »

Parce que la vie est injuste. Ben oui, c’est comme ça, désolée.

7 – « Qui veut la peau de Roger Rabbit ? »

Le Docteur Emmett Brown ! Si, si, c’est le générique qui le dit d’abord.

8 – « Et la tendresse, bordel » ?

Il y a toujours beaucoup tendresse ! Partout. Surtout dans les petits gestes. Et dans les regards.

9- « Qui a peur de Virginia Woolf ? »

Je ne sais pas mais moi j’ai beaucoup de tendresse pour Virginia Woolf depuis que j’ai lu The hours de Cunningham.

10 – « Où est la maison de mon ami ? »

La toute petite maison de mon awesome amie est là où elle et son Chapeauté de mari ont placés leurs rêves et projettent les premiers pas de leur Belette. Sur l’ancien territoire d’un terrible poisson-garou, également.

Ce n’est pas la seule maison. Et pas la seule amie. Mais tout de même.

11 – « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? »

Ah ben là en ce moment, la fin des symptômes de sevrage je suppose. Mais bon, ne pas être heureux ne signifie pas forcément non plus être malheureux, hein.

Et voici mes onze questions, si certain-e-s sont tenté-e-s par l’exercice.

  1. Des pommes, des poires ou des scoubidous ?
  2. Quel est le 11e droits imprescriptibles du lecteur ? (Pour rappel, les dix premiers selon Pennac)
  3. Qu’est-ce qu’on mange ce soir ?
  4. Un lien vers un post qui t’a marqué récemment. Pourquoi celui-là ?
  5. Une jolie fleurs dans une peau de vache ou une jolie vache déguisée en fleur ?
  6. Répète cinq fois, à haute voix et très vite « Ton tas de riz tenta le rat, le rat tenté ton riz tâta ». Tu ne te sens pas un peu ridicule ?
  7. Quand c’est qu’on arrive ?
  8. Le pizzaïolo te laisse carte blanche. Qu’est-ce que tu mets sur la pâte ?
  9. Qu’elle est ta meilleure blague ?
  10. Dernier livre lu ? Avec quelques mots de critique, c’est encore meilleure.
  11. Orville H. Gibson ou Léo Fender ?

Note de bas de page :

– S’y prête qui veut !

Remplir le verre

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Pix by A Fleur de Net

Ça tient à pas grand chose. Cette histoire de verre. Vous savez, la moitié vide, la moitié pleine. Depuis dix jours, ça tient à un demi-cachet. Même pas un sevrage complet. Pour que le mauvais côté des choses brille davantage. Davantage que le reste. Que la part sombre des gens soit bien plus présente. L’aspect négatif des évènements. Que ce qui reste à faire demeure bien plus importants que ce qui a été fait. La moitié est vide. Implacablement vide. Et je n’ai pas la moindre idée du temps que ça va durer. Je ne suis même pas certaine que ça va s’arrêter en fait.

Note de bas de page :

– Et là, je suis blogue en regardant Génération 90. Qui a remplacé Juno dans mon TOP5 des films pour les moments comme celui-ci depuis que je l’ai en DVD.

Crise d’identité

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Pix by Billie Mezclilla

J’ai perdu mon style en perdant mon nom.

Pas ce nom emprunté à l’Artiste Etriquée que je n’ai utilisé que quelques mois sans vraiment y mettre beaucoup de moi-même et que j’ai été sommée d’abandonner avant d’avoir su quoi en faire.

Je parle du nom d’avant. Celui dont il ne reste plus grand chose en ligne. Quelques traces ici et là, une signature en bas des mails et surtout, la mémoire des lecteurs de celle-là de mes neufs vies.

Avant de le laisser, je croyais qu’il ne s’agissait que d’un pseudo parmi tous ceux que j’ai eu. Je me trompais. Il était une identité. Il s’était imposé à moi et je l’avais sous-estimé. Ce n’était pas qu’une série de lettres, c’était aussi mon visage, mon style, l’axe de mes jeux de mots, le biais de mon expression.

J’ai perdu mon style en perdant mon nom.

Parce que j’ai perdu le personnage en le débaptisant, j’ai perdu ma personnalité 2.0, j’ai perdu ma fantaisie, mon extravagance et ma dinguerie.

J’ai relu aujourd’hui une bonne partie de mes anciens textes et l’essentiel de ce blog. Celui-ci a les sauts de style d’une blogueuse en construction, d’une débutante, d’une aspirante. Pourtant, j’écris en ligne depuis bientôt sept ans. J’ai écris avec bien plus de maturité blogosphérique et je ne trouve trace nulle part de cette écriture là.

Je ne savais pas qui était La Voyelle, je ne sais pas davantage qui est Alizarine. Mais je sais qui elle ne sont pas…

Mon ancien nom me manque mais avec lui, mon ancienne vie me manque, les lecteurs perdus me manquent, l’aura qui entourait cette identité me manque, l’excentricité me manque. La stabilité qu’elle m’avait donné.

J’ai essayé de toutes mes forces d’être la même mais le verdict est sans appel : ses textes étaient meilleurs, son identité était formée, sa personnalité était faite. Quoique je fasse, sans ce nom, je suis un imposteur.

Note de bas de page :

– J’avais de bonnes raisons de quitter ce nom. Elles sont toujours d’actualité. Et elles sont toujours aussi bonnes. J’ai eu la force d’être raisonnable. Je n’ai plus envie de l’être. Et je tiens d’avantage par peur de regretter que par raison…