Pix by ClatieK

Il y a quelques temps, dans une autre vie 2.0, une attachée de presse de chez Hachette m’a contactée pour me proposer de découvrir un livre. Ouais, comme ça, gratos. Bon, forcément, j’ai cherché le piège.

Ben y en a pas.

Depuis, de temps en temps, mon facteur me laisse un avis de passage (et me rappelle à l’occasion que les boites de l’immeuble ne sont pas aux normes) et je vais relever à la Poste une enveloppe blanche joliment enflée d’un tome de la collection Black Moon.

La dernier contenait Non Stop de Frédéric Mars. Surprise du rentrée, épreuve non corrigée, avant première (il sort le 03 novembre).

Non stop est un thriller. Je le comparerais bien à 24 heures chrono mais je n’ai jamais regardé un épisode de 24 heures chrono donc disons que le livre m’a fait penser à l’idée que je me fais de 24 heures chrono. (Comment ça, je ne fais pas avancer le schmilblick ?) Un peu plus de 650 pages mais une action sur pas tout à fait trois jours. Et surtout, pas un instant pour respirer.

Si je suis partie sur une comparaison avec une série, c’est parce qu’il y a quelque chose de très « filmique » dans ce livre, l’impression, quelque part, de lire un scénario ou de suivre une caméra.

L’histoire : New York. Un homme relève son courrier, sort de chez lui, se rend jusqu’à sa station de métro. Là, sur le quai, il s’arrête. A cet instant, une explosion détruit la station sur tous les niveaux, jusqu’à celui de la rue. On est le 9 septembre 2012 et dans 48 heures, l’inauguration d’une toute nouvelle Tour sur le site de Ground Zéro pour la commémoration des 11 ans des attentats du 11 septembre est prévu. Alors quand une nouvelle explosion du même type, puis une autre, et encore une autre, se déclenchent, les plus hautes autorités du pays sont mobilisées. Le mot « attentat » est sur toutes les lèvres. Mais comment s’y prennent les terroristes ? Où sont les bombes ? Comment se déclenchent-elles ?

Sam Pollack, Capitaine de police à la NYPD se retrouve embarqué aux côtés de Liz McGeary, son amour de jeunesse, dans une enquête qui va les mener de surprises en catastrophes.

Le résumé est malaisé… Je n’ai pas envie de trop en dire et j’en dis moins que la 4e de couverture… Il y a tellement de personnages, plusieurs niveaux de narration, des rebondissements à n’en plus finir. Comment rendre compte de plus de 600 p. d’action non stop ? (sans mauvais jeu de mot avec le titre).

Et le lecteur ? Les lecteurs, tous, je sais pas. Moi, la lectrice, j’ai lu ce livre comme je regarde les films catastrophes, fermant les yeux sur les clichés, m’attachant à certains personnages, y allant de mes hypothèses sur le pourquoi, le comment, le par qui, pour arrêter de chercher au bout d’un moment, me laissant guider.

D’un point de vue littéraire, l’exercice est intéressant : tenir le lecteur en haleine… et réussir à le récupérer et le remettre dans le même état quand il reprend le livre. Et oui, parce qu’avec un pavé (oui, 650 pages et des farfalles, c’est un pavé), on peut difficilement envisager que le lecteur se l’enquille d’une traite. Du coup, il faut rattraper le lecteur à chaque fois.

Et personnellement, ça a vachement bien marché.

Notes de bas de page :

MARS, Frédéric. Non stop. Hachette, « Black Moon », 655 p., 2011

– Bientôt, je vous parle du contenu de la 2e enveloppe blanche joliment enflée que j’ai reçue mais d’abord, je fais mes devoirs de vacances.