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Depuis ma dernière fiche de lecture, j’ai lu :

La Ballade de Sean Hopper de Martine Pouchain dont on m’avait dit tellement de bien que je me méfiais parce qu’il n’y a rien de pire que de savoir ce qu’il faut penser d’un livre avant de l’avoir lu (voir l’effet Tobie Lolness).

Pendant les premières pages, je me suis demandé ce que c’était que ce pataquès (oui, quand je lis des trucs pour le boulot, je pense comme je parle au travail…) et si je n’allais pas plutôt aller me resservir un thé et des gâteaux secs. Puis comme je suis une lectrice hargneuse qui termine toujours (enfin presque) (mais le presque concerne moins de 0,05% de ce que j’entame) les livres qu’elle commence (en particulier quand elle va devoir faire bosser ses élèves dessus, hum), je me suis accrochée. Puis j’ai oublié le thé, j’ai oublié les gâteaux secs et je ne me suis arrêtée de lire que quand y’avait plus de page. Limite je détaillais l’achevé d’imprimer pour en avoir plus.

Je ne tente pas un résumé parce qu’on ne peut pas résumer une atmosphère et une alchimie. Il faudra de contenter de mon coup de cœur pour un livre qui sort de l’ordinaire de la littérature de jeunesse et qui n’a d’ailleurs pas plus sa place dans ce rayon là que dans celui des adultes.

Metal Melody de Maryvonne Rippert. (Ok, là, y en a qui se demandent si je bosserais pas sur la sélection 3e/2de du Prix des Incorruptibles. Je vous laisse deviner la réponse)

Well, Maryvonne Rippert c’est l’auteur de Zik dans les Blue Cerises (séances de rattrapage :, ) que j’ai juste adoré et en plus, elle a commenté ce blog, enfin, l’ancien, celui que j’ai importé, donc on retrouve son commentaire ici. Bref, j’avais un peu la pression parce que j’avais peur de pas aimer le livre.

Et ben j’avais tort.

Luce, ado de 16 ans, look gothique à faire peur, tendance « le monde m’emmerde, j’emmerde le monde », vit seule avec sa mère depuis le décès de son père quand elle était enfant. Vit… ou plutôt vivait car au lendemain d’une soirée dont elle est revenue tard et épuisée, Luce découvre l’appartement vide de la présence de sa mère. Un message lapidaire l’informe que cette dernière est partie pour 6 mois en Australie pour son travail. Elle lui laisse l’appartement et assez d’argent pour vivre pendant cette période. Après des mois de conflit permanent, de disputes, de colère accumulée, Luce accueille cette nouvelle avec surprise mais également une certaine satisfaction. Revancharde, elle compte bien profiter de cette liberté nouvelle, puisque sa mère ne s’est pas gênée pour « l’abandonner ». Passées les premières semaines d’euphorie, Luce commence à s’inquiéter : pourquoi sa mère donne-t-elle si peu de nouvelles ? En y réfléchissant, il y a des détails qui ne collent pas. Luce va partir à la recherche de sa mère. Une recherche qui va se transformer en rencontre.

J’ai aimé ce roman de bout en bout et une fois de plus, mon résumé ne rend pas justice à un livre qui contient bien plus que ce dont on peut parler en quelques lignes… Le ton est juste, l’écriture fine, le style fluide, Luce terriblement attachante, Moony adorablement déjantée, Léo maladroit comme seul les adolescents savent l’être, Grenade une ville séduisante à souhait… Un très bon roman de littérature de jeunesse sur lequel je vais vraiment aimer travailler avec mes élèves, sur un air de clarinette peut-être.

Gabriel et Gabriel de Pauline Alphen qui mérite un article rien que pour lui. Et rien que pour elle, d’ailleurs, aussi.

Le Dernier Hiver de Jean-Luc Marcastel qui est l’autre livre que j’ai reçu en même temps que Non Stop et à qui je consacrerai aussi un article parce que celui-ci commence à être trop là.

– Et là, quand je ne suis pas occupée à ressuscitée, je suis plongée dans un prêt de Zelda, who is awesome, Bartabas : roman par Jérôme Garcin donc un auteur que j’aime lire qui parle d’un artiste que j’admire… Comment ça, vous savez déjà ce que je vais en dire ? Fiche à venir, il me reste deux chapitres.

Notes de bas de page :

Et toi, tu lis quoi en ce moment ?