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pix by cris.e

En général, le premier jour de vacances, c’est un peu comme une bretelle de sortie d’autoroute : ça fait des semaines que tu roules à 130 et d’un coup et en quelques centaines de mètres, il faut rétrograder à 50 km/h. T’as l’impression de te trainer comme un concombre asthmatique, il suffirait d’un rien pour que tu fasses exploser le compte tours.

Le lendemain, en général, tu as passé la barrière de péage et la pause t’a éloignée des grandes vitesses. Là, tranquille, tu t’enquilles sur la petite départementale peinarde, tu limites les kilomètres dans la journée, tu décanilles, c’est la belle vie.

En tout cas, c’est plus ou moins ce qui se passe pour moi.

Sauf que là, j’ai enregistré que j’avais quitté l’autoroute mais je suis toujours sur la voie rapide et je ne suis pas sûre de réussir à faire descendre le compteur en dessous de 110… Je pars vendredi matin, d’ici là, il y a 274 choses que je voudrais avoir faites et 288 que je devrai avoir faites, les deux listes n’étant raccord que sur environ 32 % des points… Autant dire que la ligne « être reposée pour ne pas trop souffrir du manque de sommeil chez ma grand-mère » va être quasiment impossible à cocher. Pour le reste, je n’ai pas la moindre idée de comment je vais m’y prendre. Je suis tendue, irritable et par moment, paniquée. Cocktail aérodynamique avec lequel il va falloir que je me compose une attitude acceptable pour des fêtes de fin d’année en famille.

J’ai tellement peu envie d’y être que j’en ai hâte. Hâte parce qu’ensuite, ce sera passé.

Il me manque juste le mode d’emploi pour que ça se fasse sans casse, c’est à dire sans crise (d’épilepsie, pas d’hystérie) (quoique…), sans nouvelles écorchures sous la peau, là où rien ne se voit, sans « plus jamais ça » qu’il faudra enterrer avant l’année prochaine.

Note de bas de page :

– Je fouille et malgré tout ne comprends pas pourquoi ces Fêtes doivent être une telle épreuve pour moi…